Les Adieux d'une mère

Nos Adieux

Dans mes mains
Un héritage de souvenirs
Je peux t'entendre prononcer mon nom
Je peux presque voir ton sourire
Sentir la chaleur de ton étreinte
Mais il n'y a rien d'autre que le silence à présent
Près de celui que j'aimais
Est-ce que ce sont nos adieux ?

Mon amour tu te fais trop de souci, mon enfant
Vois la tristesse au fond de tes yeux
Tu n'es pas seul dans la vie
Même s'il t'arrive de penser que tu l'es

Je n'avais jamais pensé
Que ce jour viendrait si tôt
Nous n'avons pas eu le temps de nous dire au revoir
Comment le monde peut-il encore continuer de tourner ?
Je me sens tellement perdue quand tu n'es pas près de moi
Mais il n'y a rien d'autre que le silence à présent
Près de celui que j'aimais
Est-ce que ce sont nos adieux ?

Mon amour tu te fais trop de souci, mon enfant
Vois la tristesse au fond de tes yeux
Tu n'es pas seul dans la vie
Même s'il t'arrive de penser que tu l'es

Je suis tellement désolée ton monde s'écroule
Je veillerai sur toi durant ces nuits
Repose ta tête et endors-toi
Car mon enfant, ce ne sont pas nos adieux
Ce ne sont pas nos adieux
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# Posté le jeudi 26 avril 2007 08:29

Modifié le vendredi 01 juin 2007 08:00

Es lebe Deutschland !

Es lebe Deutschland !
Depuis lundi aprèm' et jusqu'à encore ce matin, nos correspondants allemands vivaient chez nous. Nous avons passés une semaine avec des gens géniaux que nous n'avions plus vu depuis un an environ, et qui nous avaient beaucoup manqué. Mais les trois jours complets qu'ils passérent ici furent mémorables, que ce soient les interminables journées de cours (eh ! oui, un allemand quitte tous les jours à 13hoo, chez lui :S) dans une langue qui leur était quasiment inconnue, le shopping à Nancy, le musée de la mine de fer, où il faisait légèrement frisquet, les soirées au bowling, chez Jenn', ou encore à la salle qui nous a gentillement été prêtée par Monsieur le Maire, et dont les Dudes n'ont pas profité à fond (ambiance chiante oblige :P). Cette dernière nuit a pourtant été riche en moments forts grâce Guillaume et Théo ("Alala, ils sont arrangés ces deux-là", comme l'a si bien dit Betty), Thomas et Mona, et bien sûr Camille :)


Gros bizoux Fabi', et à tous les autres allemands, si vous passez ici.


Baptiste

# Posté le vendredi 27 avril 2007 03:30

Modifié le vendredi 27 avril 2007 05:57

Le feu de camp en tant que révélateur de nos problèmes cachés ?

Le feu de camp en tant que révélateur de nos problèmes cachés ?
Pourquoi pas ?!


...mais elle est quand même belle la vie, entre amis !




Baptiste.

# Posté le mardi 01 mai 2007 04:07

Modifié le mardi 01 mai 2007 04:49

Détente, détente...

Détente, détente...
Barbec', frisbee, tir à la carabine sur des bières vides, bronzette, et autres activités de fainéants adorées des Dudes... ah, ouais, j'oubliais : il y a aussi pétanque sur terrain endommagé, un sport vraiment très aléatoire !


Baptiste.

# Posté le mardi 01 mai 2007 04:32

Modifié le mardi 01 mai 2007 04:46

Dernier article et dernières paroles d'un fils

Dernier article et dernières paroles d'un fils
Ces paroles pour moi symbolisent non seulement notre Adieu, mais aussi la torture d'un tel déchirement, qui est si soudain... pour tes fils dont tu étais tellement fière, ton mari ce jeune homme que tu as rencontré au lycée, que tu as aimé et avec qui tu as décidé de faire ta vie... mais pour toute notre famille... tes amis, et tout le monde qui t'as soutenu dans cette épreuve que tu as du affronter avec tant de bravoure... et qui t'as enlevé à ceux que tu aimais... Maintenant les jours se traînent dans la tristesse...sans ton sourire, ton rire que je déclenchais avec Alan tant que je le pouvais tant il me faisait du bien et me rassurait... ta bonne humeur, cette joie de vivre imperturbable malgré toutes les misères du monde... les belles paroles qui nous montraient toujours la bonne voie à emprunter et qui a fait aujourd'hui ceux que nous sommes... car j'ai puisé de ton éducation, toute ta sagesse, j'ai retenu chaque leçon que tu m'as enseigné... et si tu es fier du jeune homme que je suis devenu, je le suis aussi de t'avoir eu comme modèle... alors maintenant comment combler ce manque... suis je prêt à affronter la vie sans t'avoir à mes côtés, sans tes conseils ?

Pour un enfant, une mère est invincible, elle incarne notre Dieu à nous... maintenant nous affrontons la terrible réalité sans vraiment y être préparé, chaque personne vient de perdre quelque chose que tu lui apportais... car c'est toi Maman qui apportait du réconfort, et le sourire sur la bouche de chaque malade de cette étage qui avait le bonheur de te connaître ou de croiser ton chemin, malgré ta propre situation... Ce cancer a dû lutté avec acharnement tant ton moral était inébranlable, tant nous te soutenions tous ces après midi dans ta chambre, et il faisait très chaud tant nous étions nombreux... cette chaleur se dégageait de nos c½urs, de notre amour envers toi...

Tu as également lutté contre la douleur, qui au fil du temps grimpait... de ton sein jusqu'aux méninges...tu as pleuré mais tu as tenu bon... je me souviens cette soirée, il était minuit, et nous sommes allé te voir, dans un grand moment de peur, c'était la fin pour les médecins...
Nous sommes allé dans cette chambre voir les dégâts que cette maladie t'avait fait... et je t'ai vu, dans ce semi coma, recroquevillée, faible, fatiguée... et j'ai eu mal de te voir comme ça, pourquoi... dans quelle but faire souffrir de la sorte une personne telle que toi, le pilier de notre famille...pour moi personne ne mérite cela mais toi encore moins... je t'ai tenu la main, je t'ai dis de continuer d'être forte pour nous tous, et dans un effort incroyable, tu t'es réveillé, tu m'as souri, et tu m'a pris dans tes bras...et les jours qui ont suivi tu as repris des forces, du poids, et en un rien de temps tu marchais à nouveau... quel miracle avons nous provoqué cette nuit là ? me suis je dis...mais ça n'était pas un miracle, c'était toi... ton amour a guidé ta volonté et ton cancer n'a rien pu faire contre lui... tu nous as donné une immense leçon à tous que nous ne sommes pas prêts d'oublier...

Deux mois on dit que c'est court dans une vie, mais c'est deux mois de plus que tu as tenu, ont été tellement précieux... si vous avez encore votre mère, alors pensez au temps qui passe, à ce temps précieux et profitez en, comme nous l'avons fait... soyez des enfants dont elle sera fière, comme nous l'avons fait...cette triste journée ne doit pas symboliser notre perte, notre douleur, notre anéantissement... il doit symboliser un cri d'amour pour chaque maman encore là, toujours présentes pour leurs enfants, qui font tant pour nous, des gestes que nous négligeons parfois, mais qui au fond représentent tant quand on les perd... Toi Maman qui voulait que ta mort serve à quelque chose... aujourd'hui nous l'affirmons tous elle nous a servi... malheureusement elle est arrivé trop vite... tu étais jeune, tu n'avais que 42 ans et moi ton fils , j'en ai 16...

Maman je sais que la fin de ta vie a été horriblement douloureuse et épuisante... c'est à la fin que tu as le plus souffert... tu as tant pleuré, peut-être chaque nuit... et j'étais en colère contre un ennemi invisible... qui a pu t'infliger un tel châtiment ? Je peux seulement dire qu'il n'a rien gagné et que nous avons tant perdu...
Mais je suis heureux de savoir que tu t'es éteinte seule avec toi même, sans douleur et d'une manière tellement paisible...
Ce 25 Avril 2007 à 23h50 tu as poussé ton dernier soupir et tu es partie... c'est tellement douloureux à admettre et à accepter...
Maintenant tu vas rejoindre ta mère, et notre chère Toutoune... et vous nous attendrez là-haut...
Bien sûr je sais que tu viendras nous voir tous...

Je t'aime Maman tu vis encore à travers moi


Discours rédigé par Thomas et prononcé à l'enterrement

# Posté le mercredi 02 mai 2007 13:28

Modifié le jeudi 03 mai 2007 11:10